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Comment choisir son sondeur pour la pêche

Comment choisir son sondeur pour la pêche

Devenu un instrument indispensable du pêcheur, amateur ou professionnel, le sondeur pour la pêche bénéficie d’une évolution technologique constante. Étant donné que les modèles sur le marché se différencient essentiellement par leurs caractéristiques techniques, le choix du matériel qui vous convient peut se transformer en un casse-tête. Avec un prix qui varie du simple au décuple, la marge d’erreur doit être réduite. Entre les marques, les technologies disponibles et les différentes utilisations, suivez le guide pour une acquisition éclairée.

Composants, fixation et puissance

Le choix d’un sondeur pour la pêche ou écho sondeur doit tenir compte des caractéristiques distinctes de ses deux composants que sont la sonde et le boitier sondeur. La sonde, qui envoie une onde ultrason et reçoit puis transmet en retour des informations au sondeur, constitue la partie active du dispositif. Ses spécifications techniques concernant la fréquence, l’angle de cône, la puissance et le mode de fixation figurent ainsi parmi les critères essentiels.
Les sondeurs proposés sur le marché comportent les inscriptions TA ou TR. Celles-ci se réfèrent à la fixation de la sonde. TA indique une fixation au tableau arrière et TR une fixation traversante. La première méthode s’adapte parfaitement aux hors-bords et aux barques. Les dispositifs TR nécessitent un perçage de la coque. Ils s’adressent ainsi aux embarcations plus imposantes.
Les sondeurs sur le marché varient également en fonction de leur puissance. Elle influence la portée et la sensibilité de la sonde. Les modèles standards affichent 600 W. Les sondeurs haut de gamme montent jusqu’à 2 KW. Mais au-delà de la puissance et de la fixation, la fréquence et l’angle de cône s’avèrent encore plus importants.

Sonde et profondeur de fonctionnement

La fréquence détermine, à proportion inversée, la profondeur de fonctionnement du sondeur pour la pêche. Les modèles les plus courants affichent une fréquence comprise entre 50 kHz et 455 kHz. Un sondeur de 50 kHz convient à la grande profondeur (jusqu’à 100 m), mais avec une précision moins importante. Optez pour du 83 kHz pour une utilisation à petit et moyen fond. Un dispositif de 200 kHz s’impose à faible profondeur et permet une précision accrue. Notez que de nombreux modèles proposent deux fréquences avec une combinaison entre fréquence élevée et faible fréquence. Un sondeur de 83/200 kHz sera ainsi le plus efficace en eau douce. Pour une pêche en mer, il faut se tourner vers un 50/200 kHz.
L’angle de cône traduit quant à lui la proportion entre la profondeur et l’aire couverte par les ondes. À titre indicatif, pour un angle de cône de 90°, l’aire en question est deux fois supérieure à la profondeur. À 60°, l’échosondeur propage ses ondes sur une surface égale à la profondeur d’eau. Une sonde à 20° couvre le tiers de la profondeur d’eau. Un sondeur à grand-angle, mais à faible fréquence s’utilise généralement pour une prospection rapide. Pour un repérage précis, la combinaison haute fréquence et petit angle est idéale.

 

Boitier et confort d’utilisation

À côté de la sonde, le sondeur proprement dit désigne quant à lui le boitier destiné à recevoir et traiter les signaux envoyés avant de les afficher, de manière accessible, sur un écran intégré. Les critères de choix touchent ainsi les connectivités et les caractéristiques techniques de l’écran. À ce niveau, pensez à déterminer la taille d’écran, la définition et les technologies (noir et blanc ou couleur, tactile ou non, affichage 2D ou 3D) qui vous procurent le maximum de confort tout en respectant votre budget.
Les boitiers sondeurs se distinguent également par leur niveau de connectivité et de multifonctionnalité. Les modèles les plus récents font ainsi office de GPS. Côté connectivité, vérifiez que le sondeur est compatible à la norme de mise en réseau NMEA 2000. La norme NMEA 0183 est désormais obsolète. Cette compatibilité vous permet d’assurer une connectivité entre votre échosondeur et les autres dispositifs électroniques de votre embarcation (GPS, pilotage automatique, radar électronique …). Votre session de pêche n’en sera que plus simple et agréable.

Prix d’un sondeur et marques conseillés

Le prix d’un sondeur pour la pêche augmente logiquement en fonction des technologies embarquées. Et la fourchette est large puisqu’elle est comprise en 60 euros pour les modèles les plus basiques à plus de 4 000 euros pour les plus sophistiqués. Pour un usage non-professionnel, les sondeurs proposés entre 100 et 300 euros affichent cependant toutes les fonctionnalités essentielles (GPS, connectivité convenable, affichage de qualité acceptable).
Trois marques, Garmin, Humminbird et Lowrance, sortent du lot et se valent d’après les expériences des pêcheurs. Lowrance est celle qui monte en puissance avec un boitier robuste, un écran tactile confortable et une facilité d’utilisation. Toutefois, la valeur d’une marque relève en réalité d’une appréciation subjective. Il vous appartient de vous faire votre propre opinion en priorisant davantage les technologies qui répondent à vos besoins et la qualité du service après-vente.
En fin de compte, ce sont ces besoins qui doivent l’emporter. Faites attention à ne pas succomber à la tentation d’une boulimie technologique. Vous risquez de vous retrouver avec un sondeur ultra sophistiqué, hors de prix, que ne vous ne saurez pas exploiter.

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