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Un bateau écologique collectant le plastique et le supprimant des eaux

Un bateau écologique collectant le plastique et le supprimant des eaux

Un milliardaire norvégien eco-responsable

Kiel Inge Røkke, un homme à part

Kiel Inge Røkke

Kiel Inge Røkke naît en 1958 ; bébé, rien ne le prédestine à devenir l’une des plus grosses fortunes de sa Norvège natale. Au fur et à mesure des années, il bâtira une entreprise florissante basée sur l’Océan, dirigeant l’une des plus grandes entreprises de pêche nationales. C’est dans cet optique de gratitude envers la mer, qui a bâti toute sa fortune, qu’il a mis au point ce projet unique : la conception et la construction d’un bateau naviguant sur les eaux, collectant et transformant chaque jour 5 tonnes de plastique. Récemment encore, il disait : « La mer m’a offert de grandes opportunités. Je suis reconnaissant pour cela. Je veux rendre à la société l’essentiel de ce que j’ai gagné. Ce navire fait partie de cela. L’idée d’un tel navire a évolué au fil des ans, mais les plans se sont concrétisés l’an dernier. ». Des plans écologiques qui séduisent particulièrement dans le contexte actuel, dans lequel l’écologie est au cœur de toutes les mentalités !

Un projet d’envergure internationale

D’ores et déjà approuvé par la WWF (société œuvrant pour la protection de toutes les biodiversités), le REV (Navire d’Expedition de Recherche) devrait partir sur les eaux cette année 2020. Il sera notamment exploité par cette organisation, mais se déplacera sur les eaux internationales. Il accueillera également 90 personnes, dont 60 scientifiques chercheurs, et offrira à tout ce petit monde une observation de l’Océan jusqu’à 6000 mètres de profondeur. Une vue faramineuse, donc ! Mais ce n’est pas là le plus grand exploit de ce bateau…

Cinq tonnes de détritus en moins dans nos eaux

Le Navire d’Expedition de Recherche sera en effet capable de collecter dans les eaux océaniques cinq tonnes de plastique par jour ! Une quantité incroyable qui sera fondue dans le bateau (en respect total de toutes les normes écologiques, évidemment) et qui évitera donc à la biodiversité d’en souffrir. Le plastique dans les eaux est l’un des plus grands fléaux écologiques de notre siècle ; il tue des baleines, qui en avalent par milliers de sacs, étouffe des tortues et des petits oiseaux, piège les poissons, se déverse et finit par empêcher la respiration du corail… Ses conséquences sont nombreuses : diminution de la biodiversité et perte d’oxygène dans l’eau n’en sont que les deux plus grandes. La pollution plastique dans les océans prend en plus différentes formes qui compliquent sa réduction : les sacs peuvent flotter à la surface pendant que d’autres formes de plastiques jonchent les fonds océaniques ou viennent s’échouer sur les plages. L’effet est dévastateur et a un impact profond sur les écosystèmes aquatiques.

Un projet de grande pompe

Ce navire exceptionnel, écologique et extraordinaire, en plus d’être soutenu par des organisations mondiales et puissantes comme la WWF, fait écho à d’autres projets (malheureusement toujours pas assez nombreux) à l’image des Sea Cleaners, escouade de bateaux ayant pour objectif principal et unique de nettoyer les eaux de toute trace humaine, pour en préserver l’équilibre naturel.. Effectivement, chaque année, 13 millions de tonnes de plastique viennent nuire aux océans, tuant ainsi plus de 100.000 mammifères marins, qui succombent d’une ingestion de cette matière qui leur est toxique. La présence de plastique dans nos eaux est telle que les scientifiques estiment qu’en 2050, on trouvera davantage de plastique dans nos océans que de poissons. Un fait alarmant, qui fait malheureusement écho à cette bande de 160.000 kilomètres que l’on pourrait élaborer à partir des déchets plastiques dans l’eau, et qui ferait jusqu’à quatre fois le tour de la Terre !
Il est cependant possible de s’engager pour lutter face à cette menace climatique : l’association International Coastal Cleanup mobilise dans le monde entier des bénévoles pour aider à purifier les plages et ainsi empêcher le plastique de se jeter dans l’océan. Ce n’est peut-être qu’un petit pas, mais il fait bien écho à ce navire merveilleux qu’a eu l’idée de mettre au point notre milliardaire norvégien.

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